Péage de transit poids-lourds : une mesure très insuffisante, en Savoie comme ailleurs
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Europe Écologie Les Verts région Savoie regrette la décision peu courageuse de remplacer l’écotaxe – qu’on aurait dû appeler « pollutaxe » – par un « péage de transit » pour les poids lourds de plus de 3,5 tonnes, sur les seuls axes utilisés par plus de 2 500 poids-lourds par jour.

Limité – pour la France entière – à 4 000 km de routes au lieu de 15 000 km dans le projet initial, le péage de transit ignorera de nombreuses zones traversées par un trafic intense de camions, comme l’agglomération chambérienne, la Maurienne et la vallée de l’Arve.

Le produit attendu du péage de transit est de moins de 500 millions d’euros par an, soit moins de 300 millions une fois payée la prestation d’Ecomouv (société chargé de l’infrastructure et de la collecte des péages), au lieu de 800 millions dans le projet initial. Ce sont donc 500 millions qui manqueront pour l’amélioration des voies ferrées et pour 122 projets de transports urbains en attente de financement, dont 6 dans les Pays de Savoie :

site propre bus à Chambéry (2 axes)

site propre bus à Annecy (1 axe)

bus à haut niveau de service Annecy – Faverges

parkings à vélos (470 places) et création d’une maison de la mobilité à Annemasse

Si cette redevance était au même niveau de celle qui est appliquée en Suisse depuis 2001, elle rapporterait entre 5 et 8 milliards d’euros, soit dix fois plus que les recettes attendues en France avec le nouveau dispositif.

Europe Écologie Les Verts région Savoie demande à ce que les axes de transit internationaux soient également concernés par cette redevance – y compris les autoroutes et sans minimum de trafic – afin d’inclure également la traversée des Pays de Savoie.