Compte rendu des Journées d’été Marseille
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Carte blanche : un nouveau budget, une nouvelle fiscalité pour la transition

Eva SAS a fait un rapide CR intéressant et bien construit sur son travail au Parlement, pendant le débat sur la transition énergétique et au sein de la commission « Mobilité 21 » :

La France est très en retard sur la fiscalité écologique, il faut passer des discours aux actes en :

  • combattant l’idée que la contribution écologique serait anti-sociale

  • en combattant l’idée qu’elle est anti-économique en utilisant les recettes de cette nouvelle fiscalité aux investissements dans les secteurs riches en emploi

  • en supprimant l’exonération du kérosène pour les vols intérieurs

  • en instaurant un Versement Transport régional

Mais il faut que ces mesures fiscales s’intègrent au budget global : nous refusons, par exemple, que la TVA sur la rénovation énergétique des bâtiments et les transports en commun passe de 7% à 10%.

Pour le réseau Action Climat (associations comme Greenpeace, ADT, FNAUT…) et Denis Baupin, la fiscalité est effectivement un levier. Le Diesel, par exemple, est une niche fiscale et elle coûte 300€ par ménage alors qu’un litre de diesel contient plus de carbone qu’un litre d’essence.

Pourtant, le rattrapage qui pourrait être accepté ne serait que de 2 centimes d’€ par litre, il faudra 10 ans avant que nous n’arrivions à l’équilibre entre les taxes sur l’essence et celles sur le diesel.

Et pourtant, les recettes liées à cet équilibrage pourraient être utilisés en faveur des 2 roues non motorisés.

Le comité pour la fiscalité écologique (FNE) qui a remis son rapport au gouvernement le 18 juillet préconise, pour la loi de finances 2014, d’instaurer une taxe carbone à 7€ la tonne.

D’autre part, il recommande de rendre obligatoire le seuil minimal de densité que peuvent instituer les collectivités locales.

En dehors de la fiscalité, il y a des choix à faire qui ne coûtent rien comme la baisse de la vitesse sur les routes et la réduction de la consommation énergétique.

Equité sociale : transition écologique de l’économie et emploi

L’enjeu est de resynchroniser l’économie et la capacité contemporaine de la biosphère. Pour cela, il faut s’attaquer en priorité aux outils d’évaluation.

Concrètement, au plus près du terrain, il y a les embryons des alternatives, des expériences sont en place. Est-ce qu’on peut prendre le temps de tout structurer ? Comment accélérer ?

Pour le politique, il s’agit de réfléchir à l’accompagnement de tout ce qui se fait en facilitant les alliances pour accélérer le mouvement. Il faut transformer les discours politiques en dispositions sur le terrain en pensant à préserver la rentabilité économique.

Une entrée possible : quels sont les problèmes que tu rencontres ?

Chacun, dans sa branche professionnelle doit pouvoir monter la marche de la transition.

Deux principes : acheter de l’utilisation plutôt que l’objet lui-même (auto-partage, habitat participatif, location de locaux pour les entreprises : http://mouves.org/ …) et promouvoir tout ce qui est recyclage :

http://www.larevuedurable.com/http://www.myrecyclestuff.com/fr/troc/

AP